1785

Dimanche de résurrection

TIM CHAFFEY

Lorsque nous lisons attentivement la Parole de Dieu, il n’y a absolument aucun moyen légitime de refuser les paroles des anges adressées aux femmes venues au tombeau dans cette glorieuse matinée : « Pourquoi vous cherchez parmi les morts Celui qui est vivant ? Il n'est point ici, mais il est ressuscité. » (Luc 24:5,6). La Bible affirme à plusieurs reprises la résurrection physique de Jésus, déclarant même qu’Il l’a démontrée « par plusieurs preuves infaillibles » (Actes 1:3). Quelles sont ces preuves infaillibles ? Y a-t-il d’autres arguments compatibles avec cette vérité ?


Les preuves infaillibles

Dans le « prologue » du livre des Actes, Luc dit à Théophile que Jésus « Après qu'il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, Se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu. » (Actes 1:3) Le mot « preuve infaillible » en grec est τεκμηρίοις (tekmeriois), un terme technique de la logique qui se réfère à ce qui provoque quelque chose « pour être connu de manière convaincante et décisive, la preuve ». (Original en italique)

Alors, quelles sont ces preuves infaillibles de la résurrection ? Avant de répondre à cette question, considérez ce qu’il faudrait pour que vous soyez convaincus du fait qu’une personne soit encore vivante, après son décès.

Bien entendu, la meilleure preuve serait une occasion de passer du temps avec cette personne. Vous pourrez la voir marcher, l’entendre parler, et même déjeuner avec elle. C’est précisément ce à quoi Luc se réfère ici. Après avoir été crucifié, Jésus S’est montré Lui-même vivant, en apparaissant plusieurs fois devant Ses disciples. Il a marché avec eux, parlé avec eux et mangé avec eux.

En combinant les informations provenant des différents livres du Nouveau Testament, nous savons que Jésus est apparu à certains de Ses disciples au moins dix fois avant de monter au Ciel.

Déterminer l’ordre des apparitions successives est au-delà de la portée de cet article. Par conséquent, je les ai énumérés selon l’ordre de l’article du Dr Elizabeth Mitchell, intitulé : « La séquence post-résurrection de la comparution du Christ. »

Il s'agit de :

- Marie-Madeleine (Jean 20:11-18) ;

- l’autre Marie, Salomé, Jeanne, et au moins une autre femme (Matthieu 28:1, Marc 16:1, Luc 24:10) ;

- Pierre (Luc 24:34, I Corinthiens 15:5) ;

- Cléopas et un autre disciple sur la route d’Emmaüs (Luc 24:13-35) ;

- les onze disciples moins Thomas (Luc 24:36-43, Jean 20:19-25) ;

- les sept disciples à la mer de Tibériade (Jean 21:1-23) ;

- les disciples à la montagne de la Galilée (Matthieu 28:16-17) ;

- Jacques (I Corinthiens 15:7) ;

- les disciples, peut-être à Jérusalem avant qu’Il ne les conduise à la Montagne des Oliviers, Il leur a donné la « Grande Commission », et ensuite est monté au Ciel (Luc 24:49-53, Actes 1:3-11).

Dans la plupart des cas, Jésus a fait plus qu’apparaître devant les gens. Les paroles du Christ en Jean 20:17 semblent indiquer que Marie-Madeleine se cramponnait à Lui, puisqu’Il lui dit de ne pas Le toucher.

Une autre femme se prosternait devant Lui, et Le tenait par les pieds (Matthieu 28:9). Il rompit le pain en face de Cléopas et un suiveur inconnu (Luc 24:30). Il a montré Ses blessures, Ses mains, Ses pieds et Son côté, puis a mangé du poisson et du miel avant la réunion des disciples, en l’absence de Thomas (Luc 24:40-43, Jean 20:20). Par la suite, dans la présence de Thomas, Jésus l’invita à toucher Ses mains et Son côté (Jean 20:26,27). À la mer de Tibériade, Il accomplit un miracle en permettant à Ses disciples d’attraper cent cinquante-trois gros poissons (Jean 20:6-11). Il a également cuisiné et mangé un peu de nourriture (Jean 20:9,15). Paul a affirmé que Jésus était apparu à plus de cinq cents personnes à la fois (I Corinthiens 15:6). C’est peut-être une apparition supplémentaire, ou il s’agit du même événement sur la colline en Galilée (Matthieu 28:16-17).

Le rapport écrit vers l’an 55 après JC, dans I Corinthiens 15, est probablement le plus ancien récit existant sur les apparitions de Jésus après Sa résurrection. Paul affirma avoir écrit ce qu’il avait reçu. Quelle était la source du message que Paul prêcha ? Le message aurait pu être reçu directement par Jésus (Galates 1:12) ? Toutefois ici, il faisait probablement allusion à ses rencontres avec Pierre et Jacques, lorsqu’il était à Jérusalem, cinq ans après la crucifixion et la résurrection (Galates 1:18,19). Paul écrit qu’il est allé « voir Pierre » (v.18). La traduction du mot « voir » vient de la racine ‘ἱστορέω (historēο), qui se réfère à enquêter, dans le but de connaître quelqu’un ou quelque chose. Le mot histoire vient de la même racine. Donc Paul dit aux habitants de Galates que, non seulement il a reçu son message de Jésus, mais qu’il était également confirmé par Pierre et Jacques. Même les chercheurs reconnaissent que Paul a reçu cet enseignement peu de temps après la mort de Jésus.

Certains sceptiques affirment que l’idée de la résurrection était tout simplement une légende qui s’est développée pendant plusieurs décennies avant d’être notée. I Corinthiens 15:1-9 confronte cette objection. Non seulement il s’agit de cinq années, ce qui est trop court dans le temps pour développer et écrire une légende, mais Paul cite un tas de témoins « dont la plupart sont (étaient) encore vivants » (I Corinthiens 15:6). Il a essentiellement dit aux Corinthiens : « Hé ! Si vous ne me croyez pas, alors demandez à l'une de ces personnes. » 

Les apparitions sont-elles vraiment des « preuves infaillibles » de la résurrection de Jésus ? Selon Luc qui se trouvait sur place, il n’était pas seul. Paul a dit aux philosophes grecs qui se sont réunis dans l’Aréopage d’Athènes que Dieu avait « apporté la preuve à tous les hommes en ressuscitant (Jésus) d’entre les morts. » (Actes 17:31). Le mot « preuve » vient mot du grec πίστιν (pistin), et se réfère à « un jeton offert comme une garantie pour une promesse. » Il s’agit d’une « preuve » ou d’un « engagement ».

À plusieurs reprises, Jésus a dit que Sa résurrection serait le seul signe qu’Il donnerait à une génération incrédule et méchante. Interrogé par les Juifs pour accomplir un miracle, Il a prédit Sa résurrection en répondant : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » (Jean 2:19-22). Plus tard, quelques scribes et pharisiens Lui ont demandé de leur donner un signe, et Jésus répondit « Une génération méchante et adultère demande un miracle ; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui du prophète Jonas. » (Matthieu 12:39,40). Il a donné une réponse similaire lors d’une requête identique en Matthieu 16:1-4.

Dans l’un de Ses débats avec les Pharisiens, Jésus a dit : « Il est aussi écrit dans votre loi que le témoignage de deux hommes est vrai » (Jean 8:17). Ce concept répété fréquemment renvoie à Deutéronome 19:15 : « un fait ne pourra s'établir que sur la déposition de deux ou de trois témoins. » Cette même idée est au cœur du système judiciaire. Les témoins apparaissent à la barre pour aider à établir la véracité des faits. Avant l'utilisation des experts médico-légaux et des dispositifs modernes d'enregistrement, les témoins oculaires dignes de confiance étaient primordiaux. Les gens croient aux faits historiques de beaucoup d’événements passés à cause du témoignage de témoins oculaires, sans avoir vu les preuves photographiques de ces événements. Cependant, malgré que de multiples témoins oculaires fiables certifient que Jésus était vivant après avoir été mort et enterré, beaucoup de personnes refusent d’y croire à cause de la dureté de leur cœur.

Le cœur d’un incrédule

Certains peuvent se demander comment une preuve peut être jugée infaillible, alors que tant de personnes refusent d’y croire. Dans le cas de la résurrection de Jésus, le problème ne se situe pas au niveau des preuves. Après tout, Il se tenait debout devant eux, et on a pu le toucher et l’entendre.

Le problème se situe au niveau du cœur obstinément rebelle de l’humanité. Jésus a également parlé de ce problème, lorsqu’Il raconta la parabole de l’homme riche et de Lazare (Luc 16:19-31). Le riche qui s’est retrouvé en enfer (dans l'Hadès) plaida auprès d’Abraham, qui était dans la gloire, afin qu’il renvoie Lazare, mort, parmi les vivants pour avertir ses frères par rapport aux tourments qui les attendaient s’ils ne se repentaient pas. Il proclama que « si quelqu’un des morts venait vers eux, ils se repentiraient » (verset 30). La réponse d’Abraham fait référence à la résurrection de Christ et illustre le cœur rebelle du pécheur : « S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand bien même quelqu'un des morts ressusciterait » (verset 31).

Ce rejet volontaire de la vérité est bien illustré par une série de citations du philosophe athée Michael Martin, concernant la preuve de la résurrection de Christ. En voici quelques-unes :

« Il n’est pas inconcevable que dans de très rares cas, une personne puisse revenir à la vie sans aucune raison naturelle ou surnaturelle » ; « J’admets que certains événements peuvent se produire sans aucune cause » ; « Même si la résurrection de Jésus a été certifiée par des preuves, cela ne soutient pas la croyance que le Dieu chrétien existe et que Jésus soit le Fils de Dieu ».

Dans un effort de fuir les implications des preuves infaillibles, Martin est prêt à rejeter l’un des principes fondamentaux de la méthodologie scientifique : la relation de cause à effet. Au lieu de fléchir le genou devant Son Créateur, Martin préfère croire à un effet sans cause par lequel, de toutes les personnes qui aient jamais vécu, la seule qui soit justement revenue à la vie sans aucune raison soit Jésus, l’Homme qui a accompli les nombreuses prophéties de l’Ancien Testament, vécu une vie sans péché, réalisé d’innombrables miracles et prédit Sa propre Résurrection (Matthieu 20:18,19). C’est un plaidoyer spécial arrivé à son paroxysme.

La déclaration de Martin donne un grand exemple de la façon dont une personne interprète habituellement des données selon sa vision du monde. En tant qu’athée, Martin est préparé à croire à n’importe quoi qui se réfère à son monde, sauf que Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts. Dès lors qu’une personne désire camper dans son scepticisme, elle développera des raisons pour ne pas croire à l’évidence. Bien que la résurrection de Jésus-Christ soit justifiée par « beaucoup de preuves infaillibles », les athées comme Michael Martin continueront à rejeter le don gratuit de la grâce de Dieu et s’accrocheront à leur point de vue séculier, irrationnel et humaniste.

Conclusion

Les Chrétiens peuvent avoir la plus grande confiance dans la crucifixion, la mort et la résurrection de Jésus puisque la Parole de Dieu nous parle de façon précise de ces événements historiques.

Des centaines de personnes ont été témoins de ces vérités fondamentales sur la foi chrétienne. Jésus a été crucifié publiquement et exécuté sur une croix, enterré dans la tombe de Joseph (Marc 15:42:47), et vu vivant par plus de cinq cents personnes à la fois. Les apparitions de Jésus sont des preuves infaillibles qu'Il a vaincu la mort. 

En ressuscitant Jésus d'entre les morts, Dieu a approuvé l'œuvre et le ministère de Jésus-Christ. Puisqu'Il est le seul chemin qui mène au Père (Jean 14:6), ceux qui renient Jésus renient aussi le Père (1 Jean 2:23). Il est indispensable que vous considériez comment vous allez répondre à Jésus. Si vous ne l’avez pas encore fait ; allez-vous vous repentir de vos péchés ? (Actes 3:19, 17:30), Allez-vous confesser de votre bouche le Seigneur Jésus et croire dans votre cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, et être sauvé ? (Romains 10:9). Ou alors allez-vous continuer à vous rebeller contre Lui, en refusant le seul qui peut vous sauver de vos péchés ? Il est la « résurrection et la vie » et celui qui croit en Christ, vivra même s'il meurt. (Jean 11: 25).

Il ne peut y avoir de compromis lorsqu'il s'agit de notre relation avec Dieu - soit que vous appartenez à Dieu par votre foi en Jésus-Christ, soit vous ne lui appartenez pas.