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Surmonter la peur de l’opinion des autres

Creflo A. Dollar

Vous est-il déjà arrivé de ne pas faire quelque chose, bien qu'étant sûr que Dieu voulait que vous le fassiez, pour la simple raison que vous craigniez l’opinion d’une tierce personne à votre sujet ? Avez-vous déjà changé vos projets parce que vous aviez peur de la réaction des gens ? La plupart d’entre nous ont déjà agi ainsi à un moment ou un autre. Lorsque nous le faisons, nous sommes victimes d’une autre forme de « peur des gens ».


Nous pouvons voir un exemple classique de ce type de peur en action dans la vie du Roi Saül, le premier Roi d’Israël, dans 1 Samuel 15. Saül était un homme qui luttait contre le sentiment d'insécurité.

La Bible nous dit que même si sa tête et ses épaules dépassaient tous les hommes d’Israël, il était « petit » à ses propres yeux (1 Samuel 15:17). Cette insécurité et le besoin de plaire aux autres personnes ont conduit Saül dans un « tas de problèmes ».

Lorsque le doute et la peur se sont transformés en peur des gens, cela lui a coûté le Royaume ainsi qu'à sa descendance. Dans ce passage, Saül a reçu un ordre du Seigneur, par l'intermédiaire de Samuel, d'aller détruire complètement les méchants Amalécites. Son instruction était précise : il devait détruire toutes créatures vivantes. « Va maintenant, frappe Amalek, et dévoue par interdit tout ce qui lui appartient ; tu ne l'épargneras point, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes » (1 Samuel 15:3).

Cela peut vous sembler cruel, mais vous devez réaliser qu’il s’agissait d’un peuple d’une extrême méchanceté et dont le péché polluait le pays et tous ceux qui se trouvaient autour. Est-ce que Saül a obéi aux instructions du Seigneur ? Lisons la suite. « Saül frappa Amalek depuis Havila jusqu'à Schur, qui est en face de l'Égypte. Il prit vivant Agag, roi d'Amalek, et il dévoua par interdit tout le peuple en le passant au fil de l'épée. Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag, et les meilleures brebis, les meilleurs bœufs, les meilleures bêtes de la seconde portée, les agneaux gras, et tout ce qu'il y avait de bon ; ils ne voulurent pas le dévouer par interdit, et ils dévouèrent seulement tout ce qui était méprisable et chétif » (1 Samuel 15:7-9).

Enfant de Dieu, une obéissance partielle n’est en aucun cas considérée comme de l’obéissance. Un mi-parcours, de l’enthousiasme partiel, faire des allers-retours dans ce genre d’obéissance n’est rien d’autre que de la rébellion. En fait, c’est même pire. Jésus a dit : « Je connais tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! » (Apocalypse 3:15) Une obéissance partielle n’est rien d’autre que de la désobéissance.

Le manque de confiance et d’obéissance de Saül face à Dieu a été une grande déception à la fois pour Samuel et pour le Seigneur. « L'Éternel adressa la parole à Samuel, et lui dit : Je me repens d'avoir établi Saül pour roi, car il se détourne de moi et il n'observe point mes paroles. Samuel fut irrité, et il cria à l'Éternel toute la nuit. » (1 Samuel 15:10-11)

La désobéissance va toujours blesser ceux qui nous aiment et qui comptent sur nous. Dans le cas de Saül, il a péché en essayant de couvrir sa désobéissance avec un mensonge. « Samuel se rendit auprès de Saül, et Saül lui dit : Sois béni de l'Éternel ! J'ai observé la parole de l'Éternel. » (1 Samuel 15:13) En d’autres mots, Saul a marché vers le prophète de Dieu avec un grand sourire sur son visage et a annoncé d’un ton religieux, « Eh, mon très cher frère, j’ai obéi au Seigneur ! »

Cependant, Samuel ne s’est pas laissé tromper. Avec une note de sarcasme dans sa voix, il lui a demandé : « Qu'est-ce donc que ce bêlement de brebis qui parvient à mes oreilles, et ce mugissement de bœufs que j'entends ? Saül répondit : Ils les ont amenés de chez les Amalécites, parce que le peuple a épargné les meilleures brebis et les meilleurs bœufs, afin de les sacrifier à l'Éternel, ton Dieu ; et le reste, nous l'avons dévoué par interdit. » (1 Samuel 15:14-15). Lorsque Saül a été confronté à sa désobéissance, au lieu de confesser son péché et de se repentir, Saul s’est auto justifié et a blâmé « les gens ».

Il s’est justifié en disant que le meilleur des animaux était gardé pour faire un sacrifice au Seigneur. Toutefois Samuel a informé Saül que Dieu était plus intéressé par son obéissance, que par un quelconque sacrifice nauséabond. « Samuel dit : L'Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l'obéissance à la voix de l'Éternel ? Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l'est pas moins que l’idolâtrie et les théraphims. Puisque tu as rejeté la parole de l'Éternel, il te rejette aussi comme roi. » (1 Samuel 15:22-23). Dieu a dit : « La rébellion est aussi coupable que la sorcellerie ! »

Mes amis, Dieu est sérieux et veut que Son peuple obéisse à Ses instructions. Trop de chrétiens sont attrapés dans des activités religieuses tandis qu’ils négligent les choses essentielles auxquelles Dieu les a appelés. Vous pouvez faire de grands sacrifices en temps et en énergie, mais tant que vous n’obéissez pas à ce que Dieu vous a demandé de faire, Dieu ne sera pas satisfait.

Finalement, dans 1 Samuel 15:24, nous trouvons la vraie raison de la désobéissance de Saül : « Alors Saül dit à Samuel : J'ai péché, car j'ai transgressé l’ordre de l'Éternel, et je n'ai pas obéi à tes paroles ; je craignais le peuple, et j'ai écouté sa voix. » Saül craignait les gens. Son insécurité et son besoin d'approbation l'ont poussé à violer l'instruction pourtant très claire du Seigneur Dieu Tout-Puissant. Il est tombé dans ce piège de croire que sa position lui venait de son souci de plaire aux hommes, et non de plaire à Dieu. En tombant dans ce piège, il perdit tout ce qu'il avait : sa couronne, son onction, son appel, et finalement sa vie.

La peur de ne pas être approuvé par autrui est aujourd'hui une grande source de motivation pour beaucoup de chrétiens. Certains vont même faire tout ce qu'ils peuvent pour obtenir l'approbation de leur entourage : amis, famille ou collègues.