Le Réveil de Azusa Street (1re partie)

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Aucun des grands réveils ne ressembla à l'œuvre surprenante et merveilleuse du Saint-Esprit dans la ville de Los Angeles. Celle-ci commença en 1906. Ce ne fut pas tellement la conversion des pêcheurs, mais plutôt la Pentecôte venant sur l'église de Jésus-Christ.


Des gens de toutes les églises, toutes les dénominations, toutes les nations venaient à Los Angeles pour voir ce que Dieu y faisait, et la plupart rentraient chez eux avec leur coupe remplie et débordante. L'instrument utilisé par Dieu était un prédicateur noir, borgne et inconnu. Il s’appelait W.J. Seymour.

« Le Frère Seymour que Dieu utilisa pour apporter le message qui bouleversa le monde, est né en Louisiane. Il fut sauvé et sanctifié au contact d'un groupe du mouvement pour la sanctification (Holiness group). Il vint à Houston, Texas, où il rencontra la Sœur Farrar qui présidait une petite mission. Elle fut envoyée dans une école biblique du Kansas, et l'on demanda au Frère Seymour, membre de cette église, d'en être le pasteur durant son absence. Après son départ, la Sœur Farrar fut éclairée par Actes 2:4. Elle rechercha une plus grande connaissance de Dieu, et l'Esprit la visita avec une telle puissance qu'elle ne put rester à l'école biblique. Ainsi, rentra-t-elle à Houston pour témoigner de sa merveilleuse et nouvelle expérience.

C'est à ce moment qu'une certaine Sœur Terry alla à Houston. Elle avait entendu dire qu'un groupe de Noirs de Los Angeles, s'étant mis à part pour le service du Seigneur, avait formé une petite église dans l'avenue Santa Fe. Elle se rendit dans ce lieu et y rencontra la responsable, Julia Hutchins. Lorsqu'elle alla à Houston pour visiter sa famille, ce fut dans la Mission pour la Sanctification qu'elle se rendit, et c'est là qu'elle rencontra le Frère Seymour. Plus tard, la Sœur Terry rentra à Los Angeles et raconta au pasteur, Julia Hutchins, comment elle avait rencontré à Houston « un Homme de Dieu », ce qui suscita beaucoup d'intérêt, et l'on invita le Frère Seymour.

Peu de temps avant cette invitation, la Sœur Farrar était rentrée dans sa petite mission avec sa nouvelle expérience. Lorsqu'elle informa le Frère Seymour de son baptême dans le Saint-Esprit, il en fut étonné, croyant qu'une telle expérience n'était possible que lorsqu'on était « sanctifié ». Puis, il se mit à part avec le Seigneur, au moyen de la prière et de Sa Parole. C'est alors que dans Sa fidélité, comme Il l'est toujours pour ceux qui sont sincères, le Seigneur lui montra qu'il se trompait en se croyant baptisé du Saint-Esprit ; il était en fait simplement « sanctifié » (expression utilisée au sein du mouvement pour la sanctification).

Le Frère Seymour commença alors à demander au Seigneur de le vider de toute idée reçue, de toute fausse doctrine. Puis, en réponse, Actes 2:4 devint son expérience personnelle. Tout le monde était heureux de le voir, mais le dimanche matin lorsqu'il prêcha sur Actes 2:4 en tant qu'expérience personnelle, quelle ne fut pas la surprise de tous ces anciens qui se croyaient baptisés dans le Saint-Esprit depuis des années ! Le prédicateur leur dit qu'ils n'avaient pas reçu le Saint-Esprit, qu'ils étaient seulement « sanctifiés ». Après le culte, le Frère Lee, membre de la mission Péniel, invita le Frère Seymour à déjeuner chez lui. Lorsqu'ils retournèrent l'après-midi à l'église, ils trouvèrent la porte fermée à clé. Les membres pensaient qu'il enseignait une fausse doctrine, et ils ne voulaient plus de lui.

Par politesse plutôt que par conviction, le frère Lee ramena le Frère Seymour chez lui, ne pouvant pas le laisser là dans la rue. Il n'avait pas d'argent pour rentrer chez lui et ne connaissait personne. Il resta donc dans sa chambre pour prier. Le Frère et la Sœur Lee n'étaient pas tellement d'accord avec lui, mais ils ne se sentaient pas prêts à le mettre dehors. Ils avaient l'hôte indésirable sur le dos. Au bout de quelques jours, le Frère Seymour demanda s'ils voulaient bien prier avec lui lorsque le Frère Lee rentrerait du travail, et c'est ce qu'ils firent. Au bout de quelque temps, l'Esprit de Dieu se mit à travailler les cœurs, et leur attitude commença à changer à l'égard de l'étranger. Puis, les membres de la petite mission commencèrent à venir voir si le Frère était parti ou toujours là. Ils trouvèrent un tel merveilleux esprit de prière dans ce foyer, qu'ils s'humilièrent devant le Seigneur.

C'est alors que Dieu commença à leur parler, et tous ceux qui venaient s'agenouillaient pour prier. On parla beaucoup de cet homme de prière et quoiqu'on n'acceptât pas sa doctrine, on aimait prier avec lui.

Vint ensuite une Baptiste, la Sœur Asbury, qui l'invita à venir faire des réunions de prière chez elle. C'est ainsi que commencèrent chez le Frère et la Sœur Asbury des réunions de prière qui se prolongèrent tard dans la nuit.

(à suivre)