Derrière un enfant perdu se cache un leader

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Au milieu des obstacles, il y a ceux qui émergent avec une histoire remarquable de courage, de force et de détermination. C’est l’histoire d’un « enfant perdu du Soudan », d’une étudiante hors du commun, réfugiée politique, orpheline qui montre le profil d’une personne à succès.


Aduei Riak a été séparée de sa famille au cours d’une guerre civile en Éthiopie quand elle avait 6 ans. Livrée à elle-même, elle fut parmi les milliers d’orphelins surnommés « The lost boys » ou « les enfants perdus », sans famille et qui parcouraient six cent vingt kilomètres pour trouver un refuge.

Finalement, ils la trouvèrent dans un camp de réfugiés de Kakumaau au Kenya, où elle allait demeurer jusqu'à l’âge de 16 ans. En 2000, Aduei arriva aux Etats-Unis. Elle faisait partie de quatre-vingt-neuf filles parmi quatre milles orphelins envoyés dans ce pays en tant que réfugiés politiques cherchant à s’installer aux Etats-Unis.

Elle fut recueillie par une famille d’accueil dans la ville de Belmont dans le Massachusets, et commença à fréquenter une école secondaire malgré le fait qu’elle parlait à peine l’anglais. Assidue à ses études, elle arriva à maîtriser la langue en passant des heures à regarder des feuilletons tel que « Sesame Street » à la télévision.

Avec l’aide des tuteurs qui furent embauchés par sa famille d’accueil pour l’aider, elle avança dans ses études pour rattraper son retard. En quelques années seulement, Aduei devint l’une des meilleures étudiantes. En 2003, elle fut acceptée à l’Université Brandeis, une des écoles les plus prestigieuses aux Etats-Unis.

Après sa graduation en 2007, elle reçut un prix pour sa participation aux œuvres sociales. Pour ses études universitaires, elle reçut le prix « Louis Brandeis » qui était un avocat et juge à la Cour suprême des Etats-Unis, reconnu pour son travail pour les œuvres sociales.

Elle fit une campagne qui dénonçait le génocide au Darfour, a été l’oratrice principale d’une Conférence International pour des leaders femmes, et fonda un institut pour aider à l’éducation des femmes au Soudan. Aduei est aussi la vedette d’un film documentaire qui raconte l’histoire des enfants perdus du Soudan, et qui s’intitule « Comme la rivière, une fille. »

Si vous rencontrez Aduei Riak aujourd’hui à vingt-cinq ans, étudiante à l’Université Économique et Science Politique de Londres, vous ne devinerez jamais les horreurs qu’elle a subies quand elle était encore une enfant au Soudan. Plutôt que d’évoquer ces années qu’elle a passée dans les camps de réfugiés pour fuir le bouleversement politique à travers l’Afrique, elle préfère parler de ses buts, et de sa vision pour l’avenir.

Une histoire poignante avec la rage de réussir pour cette jeune femme qui n’a pas été gâtée avec la vie mais animée d’une force de caractère incroyable, arrive à surmonter tous les obstacles pour faire surgir le leader qui sommeillait en elle.

Elle a réussi à changer cette étiquette « d’enfant perdu » qu’on lui avait attribué en prouvant au monde qu’elle était capable d’avoir du succès dans sa vie.