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Les croyants vivent plus longtemps que les non-croyants.

La spiritualité semble apaiser aussi bien le corps que l’âme. Selon ce qu’une analyse de plus de quarante études scientifiques révèle, les croyants pratiquants ont tendance à vivre plus longtemps que les autres, 


En effet, globalement, parmi les personnes toujours en vie à la fin des différentes études, les croyants les plus engagés dans leur religion étaient de 29 % plus nombreux que les non-croyants. « Les raisons exactes pour lesquelles l’engagement religieux revigore la santé ne sont pas claires », affirment cependant les chercheurs.

« Cependant, avec les résultats actuels, écrivent-ils, les prochaines recherches devraient se focaliser sur les raisons précises pour lesquelles une vie dévotionnelle permet de vivre plus longtemps. » Le rapport de ces études fut publié dans le magazine de santé « Health Psychology ». « Certaines personnes croient que l’engagement religieux instille des croyances et des comportements sains », déclare Michael E. McCullough, auteur de la recherche sous l’égide de l’Institut National pour la Recherche et la Santé, à Rockville dans le Maryland aux États-Unis. Par exemple, les personnes « religieuses » tendent à moins fumer et boire. Elles peuvent aussi être un peu moins obèses que les personnes non religieuses. « Elles reçoivent également beaucoup de soutien relationnel positif, ce qui les aide à faire face au stress », révèle McCullough.

En conclusion, « la foi aide les gens à développer un ensemble cohérent de croyances au sujet du monde ; ce qui leur permet de garder une raison saine face au stress et aux souffrances », annonce-t-il. « Tous ces facteurs sont probablement, au moins partiellement, responsables des liens entre l’engagement religieux et la santé. » C'est une bonne nouvelle pour plus de 90 % des adultes américains qui sont affiliés à un certain type de religion formelle, et près de 96 % qui croient en Dieu.

Le magazine fit l’analyse de quarante-deux études sur le lien entre l’engagement religieux et la mortalité, impliquant un panel de 126 000 personnes. Les chercheurs ont récolté des informations sur leur assiduité aux cultes (à l’église ou au temple), sur leur statut – à savoir s’ils étaient membres d’une organisation religieuse, et sur la durée de leur engagement dans leurs activités religieuses. Ils ont également évalué « l’engagement religieux privé » des participants à l’étude, incluant leur auto estimation de leur niveau de spiritualité, la fréquence de leur temps dévotionnel privé, et leur tendance à s’appuyer automatiquement sur la religion pour recharger leurs « batteries ».

« Il existe une quantité de moyens possibles pour que la religion soit auto fortifiante, » explique Redford Williams, directeur du centre de recherche sur la médecine comportementale au Centre Médical de l’Université de Duke à Durham, en Caroline du Nord, et auteur du livre Lifeskills. « Une partie de ce qui entre en jeu vient du soutien social », dit-il à WebMD. « Les effets du soutien social (relationnel) sur l’amélioration de la santé sont bien documentés, et ceux qui sont bien entourés sur une base durable profiteront des bénéfices », avoua-t-il, remarquant que les gens qui participent régulièrement à des activités religieuses sont souvent en interaction avec les autres. « Un autre effet positif de la religion sur la santé peut provenir du fait de suivre les enseignements des principales religions, incluant le judaïsme et le christianisme », suggère-t-il. « Par exemple, les enseignements de beaucoup de religions, tels que traiter les autres de la manière dont nous aimerions être traités et aimer son prochain contribuent à ce qu’une personne soit moins sujette à une relation stressante avec autrui », déclare-t-il.

Antony Dekker, directeur associé du Centre Médical Indien de Phoenix, dans l’Arizona, dit qu’il estime que la spiritualité permet aux gens de « vivre plus longtemps, vivre mieux et mourir mieux ». Il affirme par aillers que « la spiritualité est un aspect crucial de qualité de vie et de mort ».