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Honduras : La police demande l’aide de l’église

Le fait de n'avoir pas payé la « taxe de protection » exigée par les membres d'un gang a coûté la vie à un pasteur dans le nord du Honduras. Son épouse Maria Sevilla, mère de trois enfants, qui dirigeait l'église avec lui fut aussi poignardée à mort dans leur maison située près de la ville de San Pedro Sula.


La police nationale du pays reconnaît son inefficacité dans sa lutte contre ces gangs violents.

Pour mettre fin à ce genre de drame, le nouveau directeur de la police a récemment lancé un appel aux pères de ce pays, afin qu'ils s'impliquent davantage dans la vie de leurs enfants en vue de les protéger de l'influence que ces gangs peuvent avoir dans leur vie.

« Ayons ce père qui, au-delà du fait de pourvoir ou pas aux choses matérielles, soit un protecteur pour notre famille ! », a déclaré Ramon Sabillon, le directeur de la police nationale. « Ayons recours à la société ! L'Église est importante ! »

À la suite de cette déclaration, il a réuni les pasteurs évangéliques de tout le pays dans ses quartiers généraux, afin de prier pour ses officiers, et pour leur lutte contre les gangs.

« Notre puissance vient de la prière car elle nous donne l'énergie nécessaire pour combattre. Elle nous revitalise, nous conforte et nous motive à lutter pour que notre société puisse avoir une meilleure qualité de vie. »

Les policiers du Honduras font face à un grand défi à chaque fois qu'ils enfilent leur uniforme, mais beaucoup croient que la prière peut les aider dans leur lutte contre la criminalité. Ce pays a compris l'importance de se tourner vers Dieu et de faire appel à Lui quand ils sont face à une crise, et « la prière » est devenue pour eux « la clef » pour qu'un changement s'opère en leur faveur.

Déjà en 2012, 8 000 enfants fervents et leurs parents s'étaient rassemblés dans un stade pour prier contre le trafic de drogue et contre la violence. Ils avaient intercédé pour l'avenir du pays, et à cause de l'ampleur de la crise qui a affecté la nation à ce moment-là.

Le président Porfirio Lobo était venu en personne assister à cet événement. Depuis 1999, chaque année, les prières de ces enfants atteignent la nation par le biais des stations de radio et de télévision. 

Ces jeunes intercesseurs âgés de sept à douze ans, grâce à leurs prières, ont empêché des catastrophes naturelles et politiques majeures de toucher le pays.

 

Source : Cbnnews