Publiez un jeûne !



Fortement poussé par le Saint-Esprit, le prophète Joël s'écria : « Publiez un jeûne ! » (Joël 1:14). Il appelait au jeûne en un temps de désolation et de destruction. À cause de ses péchés, le peuple avait attiré sur lui le jugement de Dieu. Sous l’onction du Saint-Esprit, le prophète tentait de conduire le peuple à la repentance et à la contrition, afin que Dieu revienne à lui, se repente, et le bénisse (Joël 2:14).

Une sécheresse sévissait dans le pays. La famine anéantissait les hommes tout autant que les bêtes. Le fruit avait séché sur la vigne, et le grain avait flétri dans les champs lorsque Joël, ce grand prophète de Dieu, se montra et s’écria : « Publiez un jeûne ! ».

Couvrez votre bouche

Le mot JEÛNE provient du mot hébreu TSUWM, qui signifie « couvrir sa bouche », donc jeûner. Cela parle d’un silence spécial, un silence saint. Notre bouche est le plus grand outil de destruction que nous puissions posséder. Par elle, nous détruisons non seulement les autres, mais également notre propre personne.

Notre appétit insatiable a conduit nos parents, Adam et Ève, à la désobéissance et à la transgression, et il a plongé la race humaine dans le péché. « La femme que Tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé » se plaignit Adam. « Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé » rétorqua Ève.

Pour une raison étrange, Dieu a pris la chose (manger) qui avait causé notre chute et la perte de notre pouvoir de domination sur notre bouche, et l’a tournée à l’envers. Ceci afin que, EN NOUS ABSTENANT DE MANGER, nous puissions entrer dans une nouvelle dimension d’onction de Dieu pour notre vie, et que nous soyons restaurés dans notre état de domination sur le péché et le diable.

Qui était ce prophète Joël qui prévenait le peuple du jour du jugement et qui annonçait ce jour où le Saint-Esprit serait répandu sur toute chair, alors que la fin des temps semblerait être arrivée ? Nous savons seulement de lui qu’il était le fils de Pethuel, mais ne savons rien au sujet de Pethuel. Ce nom signifie « Vision de Dieu », et il dut en effet avoir une révélation ou une vision de Dieu, car il appela son fils Joël, ce qui signifie « Jéhovah est Dieu ».

Le temps de jeûner est venu

Nous sommes arrivés, aujourd’hui, à un temps semblable à celui de Joël. La terre sombre dans un état de mort, tout autant naturelle que spirituelle. La famine a déjà gagné une grande partie du monde. La « rosée du Ciel » est devenue précieuse. Les prophètes de Dieu lèvent aujourd’hui les yeux vers le Ciel et, n’apercevant aucun nuage annonçant la pluie, commencent à proclamer au pays : « Publiez un jeûne, une convocation solennelle ! »

Il est temps pour nous de nous prosterner, de « couvrir nos bouches ». Nous devons non seulement jeûner de nourriture, mais également de paroles. En effet, le jeûne sincère n’est pas seulement le résultat d’un fardeau, mais aussi la cause d’un poids grandissant.

Lorsque nous jeûnons afin de rechercher la face de Dieu, de Le connaître, de Le voir, de Le sentir, nous voyons notre propre laideur et notre faiblesse. Cela accroît notre fardeau, mais, grâce à Dieu, nous avons l’espoir d’un changement, lorsque nous voyons ce qui doit être changé.

Nul ne peut être plus désespéré que celui qui est spirituellement aveugle, et ne peut donc voir combien son vêtement est tâché. Le jeûne n’est pas la clé pour le pardon des péchés ; c’est le sang de Jésus qui en est la clé. « Et le sang de Jésus Son Fils nous purifie de tout péché. » (I Jean 1:7b).

Le jeûne n’est pas non plus la clé pour être rempli du Saint-Esprit ; c’est le Saint-Esprit Lui-même qui l’est. Le jeûne est un signe d’une faim intérieure de Dieu. Je ne peux pas jeûner simplement pour des raisons de santé, ou pour perdre du poids, ou pour voir des miracles. Ce qui me conduit à « couvrir ma bouche » est ma faim insatiable pour Dieu. Une faim si grande que seul le Psalmiste a pu la décrire, en Psaumes 42:1,2 : « Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme soupire après Toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant. » Oh, que ce grand et merveilleux mélange de soif et de faim de Dieu s’empare de votre vie, afin que vous aussi, vous publiiez un jeûne !

Lorsque vous publiez un jeûne sous la conduite du Saint-Esprit, de merveilleuses choses vont commencer à se produire dans votre vie, votre nation, et votre monde. Dieu va revenir, et laissera la bénédiction derrière Lui (Joël 2:14) ; une bénédiction qui vous donnera la vie pour la mort, et la fécondité pour la stérilité. Alléluia !

Les appétits incontrôlés

L’une des choses les plus difficiles qui soit est de refréner notre appétit, de couvrir notre bouche. Nos premiers ancêtres ont péché parce qu’ils n’ont pas réussi à s’empêcher de manger du fruit défendu. À cause de leur désir pour la nourriture, ils ont perdu le droit d’aînesse glorieux qui appartenait aux filles et aux fils de Dieu qui avaient été créés à Son image et à Sa ressemblance. Lorsque nous retraçons l’histoire de leur descendance, nous trouvons une autre personne qui a fait exactement la même chose. En Hébreux 12:16,17, nous pouvons lire : « [Veillez] à ce qu’il n’y ait ni impudique ni profane comme Esaü qui, pour un mets, vendit son droit d’aînesse. Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu’il la sollicitât avec larmes ; car son repentir ne put avoir aucun effet. »

Vaincre l'orgueil de la vie

Dieu nous a pris du péché, nous a lavés, nous a rachetés, nous a remplis de Son Esprit Saint, nous a donné Ses dons, et soudainement, nous pensons être quelqu’un de génial. Nous ne nous rappelons jamais que nous sommes simplement de vieux pécheurs sales sauvés par la grâce, rachetés par le sang de Jésus, et que tout ce que nous avons, ou sommes, ou espérons être, provient uniquement de Son immense bonté. L’orgueil spirituel est l’une des plus grandes tentations dans un ministère fructueux. Le discours du Mont des Oliviers et celui de la chambre haute sont discrédités car qui veut être doux, humble ? Qui veut vivre dans le chagrin, être persécuté et méprisé ? Qui veut prendre un linge et laver les pieds de ses frères ?

N’ayez pas honte de vous ceindre de ce linge pour servir. Moi aussi j’ai récuré le plancher à genoux, préparé des repas, lavé des casseroles, dépoussiéré des meubles, et lavé des vêtements. Et la récompense qui a découlé de ces services est semblable à celle de la prédication, de la prière, de la louange, et de la préparation des études bibliques. En effet, lorsque je sers mon prochain ou ma famille, je sers Dieu (Matthieu 23:11).

Souvenez-vous, l’humilité est le plus grand cadeau que l’on puisse présenter à Dieu. L’humilité est le contraire de l’orgueil. Dès lors que nous avons vaincu la tentation de l’orgueil spirituel, nous devenons véritablement humbles, car la sagesse pure sait qu’elle ne sait « rien ». La sagesse de l’homme dans ce monde n’est rien, comparée à la sagesse infinie de Dieu : « Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont insondables, et Ses voies incompréhensibles ! » (Romains 11:33)

Cette sagesse est bien souvent donnée à l’homme lorsqu’il jeûne. On peut par exemple citer de tels hommes et femmes : Moïse, Elie, Esdras, Daniel, Esther, Anne, et Paul.

 

Cet article est une adaptation d'enseignements.

 


08-01-201516408

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