Les technocrates de Bruxelles achetés par le lobby financier



120 millions d’euros par an, c’est la somme versée en actions par le secteur de la finance pour acheter ou influencer les fonctionnaires européens.

Selon le rapport de la CEO (Corporate Europe Observatory) publié juste avant les élections Européennes, le secteur de la finance est composé de 1700 « lobbyistes » environ à Bruxelles.

Cela représente bien plus que tous les autres secteurs. Le registre de la transparence instauré en 2008 par les Euro-députés stipule que toutes les organisations qui font du « lobbying » doivent s’enregistrer volontairement, ce qui signifie que le nombre de 1700 est beaucoup plus élevé, car l’enregistrement est volontaire.

Après avoir étudié des dizaines de documents sur le rapport des contacts avec les « lobbies » des conservateurs britanniques, on se rend compte que sur les six premiers mois de l’année 2013, 25 députés Européens du Royaume-Uni ont rencontré 74 représentants de l’industrie financière.

Des régulations en cours sur certains produits ont été discutées pendant ces réunions, explique le rapport des organisations actives… Ces groupes exercent une très grande influence sur le Parlement européen et sur la Commission européenne.

Ceux qui font le contrepoids comme l’ONG Watch, sont minoritaires. Sur 906 organismes interrogés par Bruxelles pour réfléchir sur les éléments à mettre en place après la sortie de la crise, 55% des 906 représentaient la finance, contre 12% pour les autres secteurs, et 13% pour les ONG, les syndicats et les associations de consommateurs.

Parmi ces lobbies recensés, le Royaume-Uni est le pays le plus représenté avec 140 représentants. La CEO estime que c’est dangereux qu’un secteur qui a provoqué tant de dégâts puisse exercer une aussi grande influence sur les législations le concernant.


29-04-20141172 Politique Economie
Tags :  Corruption