Les faux médicaments, un trafic dépassant celui des drogues



Une campagne de sensibilisation intitulée « Le médicament de la rue tue » vient d’être lancée, notamment à l’attention de l’Afrique, afin d’alerter les populations sur ce fléau.

Il existe deux types de médicaments falsifiés : soit le principe actif est en très faible quantité, voire absent ; le médicament est alors inefficace ; soit ce principe est surdosé ou il s’agit d’un mélange quelconque de substances, et il peut alors se révéler toxique.

Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), environ 15 % des médicaments circulant dans le monde seraient des faux, et ce taux s’élève à 70 % en Afrique, une menace qui pèse lourd lorsque l’on sait que sur ce continent, il s’agit essentiellement de médicaments vitaux qui circulent, luttant contre le SIDA, la tuberculose, le paludisme.

La grande majorité de ces médicaments proviennent d’Inde et de Chine et, dans une moindre mesure, de Russie, et sont principalement écoulés via des pharmacies en ligne (dont 95 % sont illégales). Ce trafic occupe aujourd’hui la première place des produits contrefaits, devançant celui des cigarettes, et se révèle bien plus lucratif que celui des drogues ou de la fausse monnaie.

Selon l’Institut international de Recherche Anti Contrefaçon de Médicaments (IRACM), si un trafiquant investit 1 000 dollars dans l’héroïne ou la fausse monnaie, il peut s’attendre à recevoir 20 000 dollars ; ce chiffre est de 200 000 à 450 000 dollars lorsque l’on parle de médicaments.


07-10-2015540 Santé
Tags :  Corruption
  • Rose-andree
    01/11/2015

    Quel tristesse! cry