Les enfants ne sont plus en sécurité dans les écoles



Vingt-sept enseignants pédophiles ont été radiés au sein de l’Éducation nationale. Est-ce juste la partie visible de l'iceberg ?

Les événements de ces derniers mois et les multiples agressions sexuelles sur mineurs avaient mis en lumière de gros dysfonctionnements au sein l’Éducation nationale. Ces révélations ont donc poussé le ministère à procéder à un grand nettoyage en relation avec les actes de pédophilie.

Près d’un an après l’affaire de Villefontaine, qui n’était que la partie visible de l’iceberg, et dans laquelle un directeur d’école de l’Isère, pourtant déjà condamné en 2008 pour des faits similaires, avait été mis en examen pour viols et attouchements sur plusieurs élèves, la ministre de l’Éducation, Najat Valaud Belkacem, vient d’annoncer la radiation de vingt-sept enseignants et personnels des écoles au profil non adapté.

Ces vingt-sept cas, qui suivent de près seize autres révocations ayant eu lieu en 2014, ont désormais l’interdiction de travailler pour l’Éducation nationale. Le ministère tente de corriger ce qui lui avait fait défaut jusque-là : le manque de transmission des informations et des casiers judiciaires du personnel. Entre-temps, plusieurs autres affaires avaient resurgi comme à Rennes où un professeur d’EPS, lui aussi condamné pour des agressions de ce type en 2006, avait récidivé, et encore en Savoie ou un autre enseignant attend son jugement pour trente-trois viols sur des fillettes.

« Pour la première fois, nous commençons à passer au peigne fin les casiers judiciaires. Nous l’avons déjà fait dans une académie, et nous sommes en capacité de passer en revue trois mille dossiers par jour. La pédophilie est une affaire extrêmement grave qui détruit des vies. Donc le principe c’est : pas de silence, mais la transparence totale », a conclu la ministre qui tente de réparer la brèche laissée par le laxisme du gouvernement dans ce domaine.


07-04-2016316 Education
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