Accro au portable, une addiction comme les autres



La peur irrationnelle de ne pas pouvoir faire usage de son téléphone (perte, oubli, mauvaise couverture réseau, etc.) est une phobie.

Selon de récentes études, sur les 5,1 milliards de personnes possédant des portables dans le monde (soit 75 % de la population mondiale), 53 % (soit 2,7 milliards de personnes) souffrent de cette phobie. Cette addiction au portable conduit à un repli sur soi, voire à certaines formes d'autisme avec une déconnexion vis-à-vis du monde extérieur. En effet, comment entretenir une conversation si l'on regarde son Smartphone toutes les sept minutes trente secondes en quête d'une notification (selon une étude KPBC) ?

Michaël Stora, psychologue et fondateur de l'Observatoire des mondes numériques en sciences humaines, l'a qualifié de « doudou sans fil », le comparant à une drogue : « On parle d'addiction lorsqu’il y a une rupture des liens sociaux réels, c’est-à-dire quand quelqu'un fuit la réalité. C'est le cas lorsque l'on passe plus de temps à communiquer avec des inconnus sur Internet qu'avec sa femme, ses enfants, ses amis. C'est ce que l'on appelle la fragilité narcissique de la société. »

Quant à ses effets sur notre corps, même s'il n'a pas encore été prouvé d'effet néfaste sur le cerveau, on connaît déjà sa nocivité sur notre sommeil ; 52 % des Français gardent leur Smartphone allumé durant la nuit, et 10 % reconnaissent être réveillés par des notifications. Par ailleurs, le consulter avant de dormir (tout comme tout autre écran de tablette, ordinateur, télévision) empêche la sécrétion de l'hormone du sommeil, la mélatonine.


06-07-2016430 Qualité de vie
Tags :  Dépendance, Vices
  • Hadaya
    13/07/2016
    Terrible ...:(