Nous travaillons déjà sept mois sur douze pour l'état



En France, le contribuable travaille désormais sept mois de l’année pour remplir les coffres de l’État. Ce sont sept mois durant lesquels il ne bénéficie pas du fruit du travail de ses mains.

Une récente étude de l’analyste Jean-Yves Archer sur la stratégie fiscale du gouvernement révèle que dorénavant les actifs français devront travailler encore un jour de plus cette année pour l’État, et cela en raison des continuelles hausses de prélèvements. Ces hausses lui ont rapporté plus de soixante-dix milliards ces trois dernières années.

Le 1,2 % de croissance promis par le président lors de sa campagne n’est qu’une lointaine promesse et n’est plus envisageable. Selon cette étude, les quelque trois cent neuf taxes dont sont « victimes » les Français ont augmenté de 4,5 % par an depuis 2011.

De plus, alors que la masse salariale a décru de 2 %, les organismes financés par les taxes ont quant à eux augmenté de 10,4 %. Cette analyse révèle donc que les taxes prélevées au contribuable servent à assurer le fonctionnement matériel du foisonnement d'agences et d’organismes publics (économies d'énergies, Centre national du cinéma, les Voies navigables de France, etc.)

Le poids de ces taxes affectées était de 112 milliards d'euros en 2011 et est estimé à un peu plus de 120 milliards pour l'année 2015. Dans cette période de crise budgétaire, alors que le FMI prévoit une croissance à la baisse en 2015, et alors qu’un effort considérable sera demandé pour lever des fonds d’aide à la Grèce, le portefeuille des ménages et du contribuable français risque encore de crouler sous le poids de plus en plus lourd des taxes et autres prélèvements de l’État.


29-07-2015692 Travail
Tags :  Impôts, Travail