Un partenariat ambigu entre l’état et les grands groupes de BTP pour pomper les automobilistes



Les prix des péages des sociétés autoroutières ont progressé de 1,14% en 2014, de 2,5% en 2013 et de 2,01% en 2012. Entre 2007 et 2012, les péages ont augmenté de 11%, alors que l'indice Insee des prix à la consommation n'a progressé que de 8,5%.

Tous les cinq ans en moyenne, il y a des hausses de tarifs. Chaque nouveau kilomètre d'autoroute, chaque nouvelle bretelle d'accès, chaque élargissement des voies sont ainsi facturés aux usagers. Ces hausses de tarifs, bien que parfaitement légales, ne sont pas toujours légitimes.

On se demande, au vue de cette situation, quelle est la volonté de l’état, car il est clairement visible que ce dernier ne défend pas les intérêts et le pouvoir d’achat des usagers. Les sociétés d’autoroutes continuent leurs profits qui sont plus constants que l’ensemble de l’économie française en dehors des secteurs financiers.

On peut constater que la moyenne des chiffres d’affaires de ces sociétés est de 4% par an entre 2006 et 2011, explique la Cour des comptes. Et on ignore qui a touché les 9,24 milliards d’euros générés par les péages français en 2013. Pour certains groupes comme Vinci, c’est un business très rentable et juteux. Celui-ci n’hésite pas à remplacer 20% des 7300 salariés concernés par des machines.

Pourtant Vinci Autoroutes se défend d'avoir fait financer ses gains de productivité par la collectivité. La Cour des comptes déplore le manque de contrôle de l'état qui ne réclame presque pas de pénalités contre de tels agissements abusifs. Les autoroutes ont été construites par l’argent des contribuables et ont été bradées par des politiciens à une bande d’amis qui continuent d’abuser de leur position de quasi monopole. Inutile de préciser que dans d'autres pays les autoroutes sont gratuites car déjà payées par cet argent des contribuables.


03-09-2014620 Economie
Tags :  Abus de pouvoir, Corruption, Politique