Véhicules d’occasion : les arnaques se multiplient



Une enquête menée par la répression des fraudes révèle que la moitié des établissements commercialisant des voitures d’occasion sont à l’origine de très nombreuses infractions.

En effet, d’après Le Figaro, qui s’est procuré les résultats de l’enquête de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes), qu’ils soient concessionnaires, agents de marques, mandataires ou simples négociants indépendants, la plupart des professionnels du secteur automobile qui ont été contrôlés sont coupables de fraude, et le phénomène est en constante augmentation.

Les fraudes touchent essentiellement l’étiquetage non conforme, l’absence d’informations précises, la tromperie sur la qualification du véhicule et également les manquements concernant les prix, eux aussi très nombreux.

La DGCCRF attire particulièrement l’attention des consommateurs sur trois principaux axes de la fraude : tout d’abord la notion de « première main » de plus en plus banalisée par les professionnels qui assimilent grossièrement une première immatriculation avec le nombre de propriétaires ayant acquis un même véhicule.

Par ailleurs, le kilométrage est aussi sujet à des pratiques douteuses, car de nombreux professionnels le minorent volontairement. La modification peut aller jusqu’à deux cent mille kilomètres.

Enfin, la répression des fraudes met en garde contre le commerce en ligne devenu un véritable « repaire de faux particuliers qui procèdent à un négoce clandestin ». Internet devient donc la plaque tournante de la revente de voitures volées ou trafiquées. La liste des fraudes commises par les vendeurs est loin d’être exhaustive et s’accroît toujours plus.


10-05-2016339 Société
Tags :  Corruption, Criminalité