Tous muselés



Michaël, le fils de Manuel Dias, victime au Stade de France le 13 novembre 2015, a prononcé l’unique discours de commémoration dimanche.

Déplorant que les victimes ne puissent s'exprimer librement, il a confié que son texte avait été relu et corrigé par l'Élysée. Tout comme en Amérique, les médias français à la solde des autorités politiques ne laissent la parole à quiconque, dans la mesure où cela n’entre pas dans le cadre de l’establishment. Mme Hillary Clinton n’est donc pas seule.

Autorisé à lire le seul discours de commémoration prononcé dimanche 13 novembre 2016, il s'est plaint, dans un entretien accordé au journal L'Équipe, de la place donnée aux victimes et à leurs proches. « On nous donne rarement la parole, et elle est contrôlée. On nous empêche de pointer du doigt les responsabilités politiques et, comme à Nice, on tombe dans les discours bien-pensants. Mon discours pour le dévoilement de la plaque commémorative a été, par exemple, relu et corrigé par l'Élysée », s'indigne-t-il.

D'autres membres de familles des victimes avaient déjà manifesté leur colère face à l'attitude du gouvernement, en boycottant l'hommage national qui avait eu lieu quelques jours après les attentats du 13 novembre 2015.


29-11-2016299 Société
Tags :  Abus de pouvoir, Liberté