Attentats, mensonges et polémiques



Depuis le récent carnage de Nice, plusieurs questions surgissent et des zones d’ombre planent au sujet de la sécurité.

Tout d’abord, nous apprenons que le camion de livraison utilisé par l’assaillant n’était pas censé pénétrer sur la promenade des Anglais, et encore moins rouler un jour férié. Par ailleurs, « en plein état d’urgence », l’on apprend également que les autorités auraient planifié un dispositif de sécurité au rabais en raison d'effectifs restreints, et qu’une seule voiture de police barrait la promenade des Anglais.

Quelques jours plus tard, la ville de Nice recevait une réquisition judiciaire urgente émanant de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, lui demandant d’effacer complètement toutes les images prises par les caméras de vidéosurveillance de la journée, ainsi que toutes les images des scènes liées au drame. « C'est la première fois que l'on nous demande de détruire des preuves », s’insurge un agent de vidéosurveillance. La raison évoquée : « éviter la diffusion non contrôlée de ces images. »

Quelque temps après, Sandra Bertin, cheffe du Centre de supervision urbain (CSU), responsable de la vidéosurveillance de Nice, déclare que le cabinet de M. Cazeneuve a exercé des pressions à son encontre afin qu’elle falsifie son rapport au sujet de l’attentat. Ce sont de graves révélations qui ont poussé le ministre de l’Intérieur à réagir et à déposer une plainte contre la policière. Cette action ne semble pas changer les déclarations de Sandra Bertin. Au contraire, elle maintient ses propos avec fermeté et réitère ses accusations. « Le cabinet du ministre de l’Intérieur a envoyé un commissaire au CSU qui m’a mise en ligne avec la Place Beauvau. J’ai alors eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte-rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité. (…) Or, la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos. (…) J’ai été harcelée pendant une heure. On m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran », a-t-elle déclaré.


28-07-2016676 Politique
Tags :  Terrorisme, Mensonge, Politique