L'Europe devient-elle la nouvelle URSS ?



Au début du mois, une organisation chrétienne britannique a porté plainte contre le gouvernement écossais. Ce denier a annoncé une nouvelle loi selon laquelle l'État affecterait à la naissance de chaque enfant une « personne désignée », un tuteur qui le suivrait jusqu'à sa majorité. 

Cette personne pourrait notamment avoir accès, même sans l'accord des parents, à toutes les informations concernant l'enfant. Elle pourrait émettre des suggestions et des recommandations sur ce dernier, et même intervenir sans le consentement des parents.

Cette loi qui devrait être applicable dès 2016 a choqué les parents. « J'aime mon enfant plus que quiconque, et le fait que le gouvernement me dise que j'ai besoin de quelqu'un qui en sache plus sur lui pour en prendre soin me rabaisse dans mon rôle de parent », déclare une mère de famille.

Une autre maman décrit cette scène : « J'ai vu jusqu'où peuvent s'insinuer les tentacules de la loi lorsque mon fils m'a parlé d'un questionnaire qu'il avait dû remplir à l'école, et dans lequel on lui demandait entre autres la perception qu'il avait du revenu de ses parents, la gravité des conflits familiaux, ou s'il avait parfois l'impression qu'il n'en pouvait plus, ce qui évoque en effet le sujet du suicide. »

Le gouvernement écossais utilise l'argument des enfants vulnérables pour promouvoir sa loi, mais ses opposants y voient une violation de l'autorité parentale et de la vie privée et familiale, notions apparaissant dans la Convention européenne des Droits de l'Homme.


28-08-2014952 Société