Le nazisme est-il de retour ?



Les crises ont toujours été favorables aux extrémismes. « Ce n’est pas moi, ce sont les autres ! » Quand tout va mal, stigmatiser les minorités est la solution de facilité.

Le racisme qualifié de « primaire », celui qui disait que les « races » n’étaient pas toutes égales, a quasiment disparu des discours… mais pas des actions. Il n’y a pas si longtemps, François Hollande faisait des blagues sur l’Algérie et le terrorisme, et Manuel Valls quant à lui parlait des Roms comme de marchandises à déplacer…

« La montée du FN ne fait que commencer », disent certains. Les discriminations persistent à plusieurs niveaux, et elles sont réelles. Prenons l’exemple de l’accès à l’emploi ou à la propriété : tout est plus compliqué pour les immigrés et leurs enfants, que pour ceux qui ont la tête « qui passe bien ».

Quant aux banlieues, elles aussi souffrent de rejet. Les jeunes qui n’aiment soi-disant pas la France s’aperçoivent que c’est la France qui ne les aime pas. La nouvelle notion de "français de souche" nous fait étrangement penser à la pureté des races ou la purification ethnique prôné par certains régimes en Europe qui ont conduit à de véritables désastres.


17-03-2015990 Société
  • 25/03/2015

    Il y a de plus en plus de signes qui l'indiquent. Cela montre que les gens n'ont rien appris avec le passé récent.